20 May 2013

N'écoutez pas les mots vides d'une langue creuse.



À ceux qui me demandent si je pense vraiment pouvoir changer le monde,
À ceux qui me demandent si ça sert vraiment à quelque chose de parler et d'écrire à propos de ce qui me dérange,
À ceux qui me remettent en question, et essayent de me décourager,
Et pas seulement moi, mais les milliers de personnes qui pensent comme moi!
À vous, si vous vous êtes reconnus, je vous plains.
Je plains votre pessimisme, votre manque de foie et d'espoir.
Je me demande comment vous faites pour vous réveiller chaque matin, 
pour vous endormir chaque soir, 
en supportant le poids de tous les maux de la Terre, qui n'ont d'après vous, aucun remède et aucun héros.
En vous entendant parler, je compte le nombre de syllabes gaspillées,
Et en comparant votre vie à la mienne, je déplore le temps que vous avez perdu à critiquer.
Que vous viviez 60, 100 ou 45 ans,
vous vivrez 60, 100 ou 45 ans de méfiance.
Vous êtes de ceux qui ne peuvent donner sans rien attendre en retour,
Mais qu'est ce que donner, si on vous rend tout?
Vous êtes de ceux qui n'aime pas, mais "pourrez aimer si...",
Si l'être humain n'était pas si égoiste.
Et sur ce dernier point je concède  
Que vous ne pouvez aimer vos semblables si vous pensez qu'ils vous ressemblent.
Et si ma naiveté vous amuse, votre morne "lucidité" ne m'atteindra pas.
Car je ne peux concevoir une vie sans but, et un but sans engagement.

Beya

1 comment:

  1. J'aime beaucoup votre plume et j'admire votre engagement Beya
    Comme le disait Edmund Burke, « Tout ce qui est essentiel pour le triomphe du mal, c'est que les hommes de bonne volonté ne fassent rien ».

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