12 Dec 2013

Le diable s'habille en Prada et vit dans un Salon de Beauté

Duff, Celia Eslamieh Shomal.


Enfant, je rêvais de devenir aussi coquette que les femmes que je voyais dans les Salons de Beauté. J'y accompagnais ma mère, et j'écoutais les commérages des unes et des autres, sur les unes et sur les autres.
"Elle a grossi ; elle a changé de couleur de cheveux ; elle devrait s'épiler les cils ; elle devrait changer la couleur de ses yeux, etc. "
Vous n'aimeriez jamais que ces petites phrases vous soit dédiées. En conséquence, ces petites phrases vous pousseront, sans vous en rendre compte, à être toujours tirées à quatre épingles, voir à quatre agrafes.





Aux hommes, nous disons que l'on se fait belles pour être bien dans notre peau. À nos copines, nous conseillons de se faire belles pour des hommes. Puis nous nous plaignons. Nous reprochons à "cette société" de trop accorder d'importance aux apparences physiques des femmes.
Ne nous arrive-t-il donc jamais de nous remettre en question ?
Nous, société de femmes, société de fillettes, qui s'auscultent constamment et qui s'évertuent à remédier aux moindres de leurs défauts.
Au diable la cellulite, les hanches grasses, les règles et les seins qui tombent. L'authentique féminité, l'originelle, nous faisons tout pour la cacher. Nous glorifions les faux ongles, les extensions et les liposuccions.


Éternelles insatisfaites, nous vouons un culte à la douleur. Notre crédo : "il faut souffrir pour être belle". Ainsi, toujours à la recherche de sensations fortes, nous sommes passées de la cire au laser, du maquillage aux tatouages, et du botox aux liftings... Dans cette course effrénée et interminable à la perfection, nous nous avouons rarement vaincues. Nous ignorons que la vraie bataille ne se passe ni chez la coiffeuse ni chez le chirurgien, mais uniquement devant notre miroir. Aussi simple que cela puisse paraitre, il suffit de s'aimer pour être belle.

1 comment:

  1. un peu facile cet extrait, comme ces hommes que tu decris dans un de tes autres articles, je dirais meme peut etre aussi naïf que ces fillettes devant leur miroirs qui cherchent la sensation de l'aiguille, du scalpel, ou d'un tranchant, celui des mots d'un lecteur ennuye... peut etre ?

    ReplyDelete